Ôªø Jean-Claude SISMEIRO, tableaux et dessins: accueil

portrait de l artiste



Sa biographie


Jean-Claude SISMEIRO est né le 20 septembre 1966 à Paris.
Il se définit lui-même comme luso-descendant. Ses parents, originaires du Portugal, quittent leur pays et s'installent en France, avec leurs 2 aînés déjà grands, en 1959. Ils sont employés comme gardien, jardinier, cuisinière, femme de ménage...bref, comme couple à tout faire, par les riches propriétaires d'un château, dans l'Essonne, en pleine forêt de chênes et de châtaigniers.

Le jeune Jean-Claude vit alors comme un enfant unique, au milieu d'arbres centenaires, bordant la Juine. Le Parc et la chapelle désaffectée lui fournissent une source de jeux inépuisable. Lapins, chouettes, chevreuils et sangliers peuplent le domaine. Dans ce cadre grandiose et isolé, Jean-Claude développe une très grande sensibilité. Son livre préféré sera bientôt le "Grand Meaulnes"!

Les yeux grands ouverts sur ce monde naturel mais inquiétant, il prend vite quelques feuilles et un crayon noir pour composer des paysages mystérieux, parfois surréalistes, habités de créatures fragiles qui lui ressemblent. Il aime inventer des histoires, se créer un monde à lui, inspiré par des films comme Peau d'Ane, La belle et la Bête...


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Deux réalisations ont marqué son enfance.
En dernière année de maternelle, il a conçu et réalisé un spectacle de fin d'année, pour lequel il a obtenu le 1er prix. Il a également réalisé une fresque dans le gymnase de l'école Saint-Exupéry à Marolles en Hurepoix. Ces modestes réalisations ont vite démontré le don artistique inné dont il était pourvu !

Embarqué à l'insu de son plein gré (!), dans des études de biologie, il devient technicien. Il s'occupe actuellement d'enfants touchés par des maladies respiratoires graves dans un hôpital parisien. C'est sur les bancs de l'amphithéâtre universitaire qu'il rencontre Odile, sa future femme.

En parallèle à son activité professionnelle, humainement très intense, il étudie depuis plusieurs années les différentes techniques d'expression picturale (dessin, aquarelle, pastel, acrylique, huile, collages). Il participe à de nombreuses expositions collectives puis, peu à peu, organise des expositions personnelles. Il est membre de plusieurs associations locales d'artistes.
Jean-Claude Sismeiro vit en région parisienne avec sa femme et ses 2 enfants.



Sa peinture

La peinture de Jean-Claude Sismeiro est essentiellement figurative.
L'encre de Chine et les crayons de couleur, ses premiers outils, seront une école de patience et de développement du soin apporté au détail, qui sera une constante par la suite.
L'acrylique correspondra à une recherche de sa palette de couleurs.
La technique à l'huile est pour Jean-Claude Sismeiro une découverte fabuleuse d'un rendu puissant incomparable, un émerveillement mais aussi une suite d'écueils à surmonter.

Un voyage de 3 semaines au Japon en 1995 va le marquer profondément et durablement. Dès son retour, il réalise une série de petites aquarelles (paysages, jardins et scènes typiques), et surtout, 10 ans plus tard, entreprend une série de Geishas à l'huile.

Les thèmes et les sujets prennent une orientation nettement exotique, et plus précisément orientale; ils nous invitent au voyage.
« Je recherche la finesse, l'épure, je suis attaché aux détails et j'ai envie d'exprimer des sensations opposées à la rudesse occidentale, de créer une atmosphère d'apaisement et de sérénité.
Techniquement, je travaille en couches très minces, j'ai peur d'alourdir le trait, au sens propre comme au sens figuré !»


Les portraits, de femmes en particulier, prennent une place de plus en plus importante...
« Les paysages m'ennuient un peu, je veux montrer de l'humain, des instantanés, une certaine intériorité. Les personnages que je peints ne regardent jamais de face (à part 'Paternité'), leur regard est songeur, ils peuvent aussi se cacher sous un maquillage théâtral, un masque... Les personnages de théâtre me fascinent ('Stupeurs et tremblements', 'Sarah Bernhardt', 'Femme d'Arlequin') ».

Le thème récurrent est la Geisha, de dos souvent.
« J'ai été fasciné par une nuque du photographe Nadar, et j'ai pensé qu'on pouvait exprimer beaucoup en faisant un personnage de dos (mon tableau préféré est 'Rouge Geisha'). Ce n'est pas par facilité ! Je fais aussi des personnages de face ! Mais en les peignant de dos, je laisse libre cours à l'histoire, au fantasme...
La Geisha est une poupée de porcelaine, elle traduit l'essence même du mystère féminin, sa théâtralité et sa fragilité...
Il n'y a pas de dimension érotique explicite dans mes portraits de Geisha. Je restitue parfois quelque chose de froid, voire morbide. Ce qui m'intéresse est de jouer avec le noir ébène de leur coiffure, le blanc pur du visage et le rouge sang de la bouche ».



« Humble fleur dressée
au creux d'un mur,
ton bonheur d'être toi-même
te suffit pour être au centre de l'univers »

Bing Xin (XXe siècle)