LA FEMME D'ARLEQUIN
Soufflent les courants d'air dans le vaste palais désert,
Sourdes mélodies des désirs en exil,
Résonante errance sur l'échiquier bien ordonné,
Du marbre glacé aux exigences futiles.
Robe aux couleurs vives, pour quoi, pour qui,
La soyeuse tenue de bal en armure s'est transformée,
L'inconnu du Vivre, ses pieds hésitants n'ont pas franchi,
Dans les plis de l'amidon, en belle statue, elle s'est pétrifiée.
Dans la prison de l'Idéal, le temps n'est plus solaire,
Tyrannie des pensées qui prennent le pouvoir,
Fossile de vie à trop vouloir la protéger d'assauts imaginaires,
La femme d'Arlequin ne parle plus qu'aux miroirs.
Zaza (janvier 2008)